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L’association Wrac’h au Népal

Il est difficile, impossible, d’observer et d’attendre dans cette situation.

Nous avons décidé de nous réunir à nouveau, cette fois pour créer une association qui a pour objet « la création et le soutien d’actions visant à améliorer les conditions de vie des habitants du Népal, victimes des séismes, notamment dans les villages éloignés de la capitale Katmandou. »

LapakVillageLa voici : http://wrachaunepal.org

 

Séisme

Tout cela est encore dans nos mémoires, mais également sur ce blog.

Et peut-être que cela n’est plus.

Dans nos têtes, ça craque aussi, et dans les fissures apparaissent ces lieux, mais surtout ces belles et bonnes personnes que nous avons rencontrées.

 

été indien et cartes postales

Air India nous a accompagné jusqu’à aujourd’hui : en attendant le vol de retour, nous avions passé près d’une heure à différents guichets de l’aéroport. Andrée avait laissé tomber une paire de lunettes de soleil (correctrices), entre les fauteuils. Nous voulions savoir si l’objet n’avait pas été retrouvé.

L’un de nos interlocuteurs avait semblé prendre notre cas en considération, puis s’était mis à téléphoner, de nombreuses fois, à l’aide de plusieurs combinés. Il était assisté de deux dames, qui s’ennuyaient un peu devant leurs écrans. Nous pensions qu’il nous avait oubliés, mais après 20 mn, il a raccroché, a appelé un de ses jeunes collègues. Celui-ci nous a expliqué la démarche pour récupérer les lunettes bloquées en douane,en griffonnant des adresses sur un bout de papier.

Quelques échanges de mail et quelques semaines plus tard, le colis vient d’arriver. Bravo!

Il faudrait maintenant un été très indien, ou attendre le mois d’avril pour remettre les lunettes de soleil, ou un voyage -pas prévu- au soleil.

Nous avions lu sur les guides que les cartes postales envoyées du Népal n’arrivaient pas à destination. Eh bien, ça n’est pas -ou plus- exact, puisque les destinataires des nôtres les ont reçues.

 

Langtang 3D

Certains d’entre vous ont sûrement testé le décor du trek dans google earth (Si l’on saisit langtang Nepal dans le champ de recherche, on voit la plupart des endroits que l’on a visités, Thulo Syabru, Langtang, Gosaindkung…)
Un peu par hasard, je me suis aperçu que l’on pouvait obtenir un peu mieux :

si l’on ouvre la navigateur Internet Firefox ou le navigateur Chrome (je n’utilise jamais l’autre, de Microsoft) et que l’on cherche langtang Nepal 3D, l’une des réponses commence par le titre : Langtang, Nepal – 3D Google Maps – iTouchMap.
Si l’on clique sur le lien, une fenêtre s’ouvre :

  • soit Google earth est déjà installé sur l’ordi, et il suffit de cliquer sur « activer google earth »
  • soit Google earth n’est pas installé sur l’ordi, dans ce cas, la page propose de télécharger un petit outil (plugin) qui, une fois installé, va jouer ce rôle.

Et là, on a l’Himalaya (ou les Himalayas je crois) en 3D! On entre gosaindkung et on est sur le lac (mais des  couleurs moins jolies que la réalité!). On peut saisir d’autres noms, ils s’affichent sur la « carte 3D »vue "globale", cliquez pour agrandir un peu.

vue « globale », cliquez pour agrandir un peu.
On peut ensuite basculer la carte, zoomer etc.

Je zoome ensuite sur Gosaindkung (j’aia aussi ajouté l’échelle, pour bien montré ce que l’on a enduré!). on devine Thulo Syabru en bas. Joss, tu me vois??

C'était bien plus beau....

C’était bien plus beau!.

Le lac sacré!!

Le lac sacré

Pollution, ou pas ?

Delhi est une ville très organisée, claire (sauf Old Delhi, la vieille ville et son capharnaüm). Nous avons vu beaucoup d’arbres (ici on ne les coupe pas, les barrières ou les murs d’enceinte les intègrent !), des parcs, et cette zone verte immense au sortir de l’aéroport, véritable poumon pour la ville). Cela semble bien moins pollué qu’à Katmandou.
Pour rejoindre le site du Taj Mahal, à Agra, nous montons dans des véhicules électriques. Ceci pour protéger le site de la pollution. Cela ne semble pas gagné, au vu du brouillard qui en estompait les contours, lorsque nous approchions du parking.IMG_3053
Il semble pourtant que le pays ait pris le problème de la pollution à bras le corps : il y a des pancartes très visibles, autour de plantations récentes au bord des voies d’accès à la ville, qui engagent le citoyen à « planter un arbre, un au moins ». Mais ces jeunes pousses ne paraissent pas se sentir très bien…
Le guide nous a dit d’emblée, en venant de l’aéroport, que par exemple les petits véhicules très polluants (rickshaws à 3 roues…) avaient été sommés de passer de l’essence au gaz, que la pollution en avait été fortement réduite, et que la ville de Delhi était l’une des 10 villes les plus « vertes » et moins polluées d’Asie.

Cependant que dire de ces embouteillages monstres ? Il faut 2h pour rejoindre la ville. Encore beaucoup de travail, le métro qui s’étend sera peut-être l’une des solutions.

Agra et Taj Mahal

Le programme est assez clair : 3h 30 minimum de bus jusqu’à Agra (à 170km de Delhi, mais il faut sortir de Delhi, et heureusement qu’il y a une autoroute récente…). Voyage dans un petit car, genre voyage Salaün.
Agra est bien différente de Delhi, beaucoup moins aseptisé, propre, organisée. Du bruit, des marchés, des étals, et puis des vaches, des zébus qui se baladent dans la rue, et tout à coup, 2 hommes nus, entourés d’une cohorte d’hommes et de femmes : ce sont des prosélytes d’une branche de l’hindouisme (leur Dieu les a créés ainsi, ils doivent vivre sans vêtements. Ce n’est pas facile partout dans le monde, sans doute !).

On sort les appareil, photo. C’est réussi, mais le zoom ne fait pas tout. Et déception chez mes voisines,il n’y a ps de yéti non plus en Inde!P1080551
Pour rejoindre le Taj Mahal, nous sommes invités à monter dans des bus électriques. Le but est de ne pas polluer le site. Intéressant, mais il y a du boulot! (voir article sur la pollution)
Le site est impressionnant, qui dégage une impression de pureté, de sérénité : symétrie parfaite des bâtiments, des jardins, parois blanches et lisses ponctuées de délicats ornements incrustés dans le marbre (fleurs etc.). Toutes ces incrustations sont en pierre semi-précieuses.P1080506
C’est beau, cet ouvrage construit par le 5ème empereur moghol Shâh Jahân, nous sommes loin des fresques et ornements des palais européens.
Puis restau à Agra, dans un truc à touristes, malgré notre résistance (on voulait des samoussas ou parathas, mais difficile il est vrai de trouver place pour 15 dans un « bistro » local dans la rue…).agra
Puis le fort d’Agra, en grès rouge. Visite intéressante aussi.. Et l’on conclut par 4h 30 de bus jusqu’à l’hôtel (embouteillages obligent !)
Comme il est tard, nous réglons nos dettes à notre guide : 2 nuits d’hôtel + bus + guide + chauffeur + un repas+ entrées sur les sites = 150€. Et nous nous mettons en quête d’un restau, comme il n’y a quasiment pas d’alternative dans le voisinage, ce sera le même que la veille ! C’est un bon choix…

Demain, grasse matinée, nous quittons l’hôtel à 9h 30.

Dehli, old and new

Delhi est une ville moderne, le guide qui nous a pris en charge à l’aéroport nous dira qu’elle est l’une des grandes villes les plus propres d’Asie.Effectivement, l’autoroute passe entre de hauts murs, qui protègent une zone boisée immense qui aide à dépolluer l’atmosphère. On verra que ce n’est pas si simple (voir article sur la pollution).
Après 1h 30 de route, et premiers embouteillages, débarquement à l’hôtel, installation, puis nous reprenons le bus pour une visite de Delhi. Nous commençons par traverser la ville administrative, très moderne et aérée, de larges avenues.IMG_2949 IMG_2963 IMG_2974 IMG_2977

Passage devant le siège du gouvernement, le parlement, la résidence du premier ministre (M. Modi). On circule très bien, pourtant c’est une drôle d’impression d’être véhiculé ainsi dans une cage de métal et de verre. Pas grand monde pour nous observer dans cette partie de la ville, une belle vitrine.
Direction la vieille ville, le Old Delhi. Le guide nous conseille de laisser papiers, documents, sacs etc. dans le bus, et de bien prendre garde aux appareils photo, mobiles… Dès la descente du bus, c’est un autre monde de bruits, de cris, de foule grouillante (que font-ils tous là??, il y a ici au moins 5 millions des 25 M d’habitants que compte Delhi!), nous peinons à nous frayer un chemin entre les chalands, les rickshaws à moteur ou à pédales, motos, vélos, charrettes surchargées, dans des ruelles étroites (rue des bijouteries, puis des merceries-paillettes, puis rue des épices, des opticiens (j’avais apporté une paire de lunettes et la prescription pour poser de nouveaux verres, « in one hour » annonce l’affiche, mais nous n’avons pas « one hour »).

Tout ceci dans des échoppes minuscules, 5m de long pour 1 à 3m pour la « devanture » ou l’étal.
Où est passé le guide?? Ouf, il nous attend tous les 200m environ, heureusement : ici impossible d’appeler pour retrouver une partie de la bande!
Nous achetons quelques épices, Zouzou voulait des galons de couleur, de la feutrine, trop tard, nous sommes déjà passés.
Il est temps de repartir: pour quitter cette foule bruyante, le guide décide de prendre une bande de rickshaws (à pédales).

Nous montons par 2 sur le siège arrière de nos montures. C’est parti pour un quart d’heure de folie. Notre pilote se dresse sur ses pédales, et lance des cris pour se faire un passage entre charrettes, piétons, voitures etc dans un vacarme indescriptible. Délirant!
rickshaws par alain-gourret

Cette vidéo a été réalisée par Andrée, et vous pouvez aussi la voir (en plus grand) ici :
http://www.dailymotion.com/video/x2aow4c_rickshaws_travel (et ainsi modifier les paramètres pour un visionnage de meilleure qualité : à droite en bas, plein écran ou icône grand lecteur, ou juste à côté sur la gauche modification des paramètres. Bonne lecture!)

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La soirée se terminera dans un restaurant proche de l’hôtel (conseillé par notre guide). Guy réussit à éteindre la TV, puis un groupe s’installe sur une petite estrade : c’est un concert (chanson indienne langoureuse) en semi-playback : un chanteur, un tambourin, puis une chanteuse et 2 autres musiciens. Pourquoi pas, même si c’est un peu fort. On applaudit.
C’est bon, très bon même, cependant certains manquent un peu d’appétit ce soir (pas Guy et Claude, qui se régalent!).

Nous rentrons assez tôt, long déplacement en bus demain jusqu’à Agra et le Taj Mahal

Retour à Katmandou, anniversaire de Karin

Samedi 15 novembre

Par Guy et Alain

Repas plus occidental le samedi soir (le samedi est férié mais on travaille quand même dans les champs et ailleurs) : au menu, cocktail, puis viande et poisson pour la plupart, et vin rouge australien.
Nous nous étonnons à l’hôtel d’avoir des toilettes + douche privatives, des bouteilles d’eau dans la chambre (les petites d’un demi-litre qui étaient à 300 roupies -3€- à 4000m), et pour certains une suite équivalent à 4 ou 5 chambres en lodge).
Dimanche matin, petit déjeuner bancal, café ou thé très longs à obtenir, pourtant ça n’a pas l’air de s’énerver beaucoup; ça finit par arriver… avec le sourire.
Un minibus, un guide, nous voilà partis pour une journée « touristes ».
Un grand stupa, l’un des 3 plus grands du Népal, vénéré par les bouddhistes, particulièrement des Tibétains qui se sont établis dans ce quartier après avoir fui l’invasion de leur pays par la Chine, qui n’est qu’à 150 km de Kathmandou.
On a apprécié la visite du temple, et particulièrement le moment où tous les moines ont entonné ce chant lancinant, les voix plus fluettes des novices se mêlant à elles plus graves des lamas.

Cette vidéo a été réalisée par Jacqueline, et est publiée, vous pouvez aussi la voir (en plus grand) ici : http://www.dailymotion.com/video/x2aou2k_temple01_travel et ainsi modifier les paramètres pour un visionnage de meilleure qualité : à droite en bas, plein écran ou icône grand lecteur, ou juste à côté sur la gauche modification des paramètres. Bonne lecture!

Plus tard, à Pashupatinath, le plus joli temple hindou du Népal, nous avons assisté à la crémation de plusieurs corps et aux rituels qui accompagnent la cérémonie, qui se termine par le jet des cendres dans le fleuve : purification par le feu et l’air, puis par l’eau et la terre dans la rivière Bagmati. IMGP9096

Seule l’âme demeure.
On peut voir aussi des Sadus de service, qui nous semblent plutôt enracinés sur le site, à l’image des banians qui dominent la colline. Il faut dire qu’ils réclament 100 roupies par photo (1$). Quel métier!sadus
Nouvelle étape : Bakhtapur, le palais royal, le Nyatapola, le plus haut temple pagode du Népal, et ses 5 toits. La plupart ont été détruits par les musulmans au XIVème siècle, reconstruits par le roi Malla, puis à nouveau endommagés par le tremblement de terre, très violent (8,4) en 1934.

Un gigantesque effort financier de l’Allemagne, piloté par l’Unesco, a permis une reconstruction quasi totale de la ville. Guy l’a vue avant sa reconstruction, quand elle était encore à la campagne, et recouverte de végétation. Il cherche les diapos, ce sera publié dès que..
Le guide n’est pas top*, et nous n’avons pas vraiment pu tous apprécier ce site magnifique
*jeu de mots! Nepatop est la marque qui s’affiche sur les réversoirs de toit, très visibles…

Temps libre de 17h à 19h, pour le repos ou le « magasinage », très tentant à Thamel.
Nous avons rendez-vous ensuite avec Ashok, le patron de Hidden Changrila, pour aller dîner. Karin fête ses ?4ans, et nous paye l’apéro, dans le restaurant Bouthanais où nous a conduit Ashok : « bouthanais= very very spicy » , selon Zouzou.karinanniv02
Le cadeau de Karin: une étole achetée à Langtang, et une carte postale figurant les sommets … et le Karin’s point, que survole un hélicoptère , allusion à ce moment de panique dans la neige avant Gosaingkund . carteKarinspoint02Nous pourrons vérifier au moi de mai s’il est bien encadré dans son appartement.
Un cadeau somptueux : Ashok a payé l’addition pour tout le groupe, pour nous accompagner il a de plus rompu le rite du deuil de son père, qu’il a entamé au début de l’année.

Hidden Sangrila, quelle équipe!

Ashok a organisé une équipe de 10 personnes, le Sirdar Tula et ses 2 assistants Man Bahadur et Ketam, qui habitent quelque part auprès du Manaslu, dans le district Gurkha. Ils sont accompagnés de 7 porteurs (mais ils font beaucoup plus !) : Kaela, Kumar, Min, Pradip, Prakash, Saila et Sandesh .         equipe01
Presque tous sont de l’ethnie Magar, sauf Saila et Min qui sont Gurung.
A eux tous, ils assument toute une série de tâches et services :
les porteurs se chargent chaque matin de nos grands sacs de voyage, qu’ils arriment par 2 à l’aide de cordes, puis transportent cette charge (de 30 à 40 kg…) toute la journée jusqu’au prochain lodge.

Kaela a préparé sa charge

Kaela a préparé sa charge

Sandesh aide Pradash à soulever sa charge

Sandesh aide Pradash à soulever sa charge

C’est un bandeau frontal qui leur permet de « tracter » la charge.

C'est parti!

C’est parti!

Ils nous précèdent toujours, car ils courent sur les cailloux, leur 35kg sur le dos ! A chaque pause importante, les guides et porteurs nous apportent un thé, ou un citron chaud, ou un thé au gingembre. Lors des repas, ce sont eux qui font le service, dans les lodges.
Plusieurs fois, ils ont livré leur charge au lodge, avant de redescendre en riant nous apporter un thé chaud, et prendre le sac à dos de ceux qui sont épuisés. Plusieurs fois, cette arrivée a redonné un super élan au groupe, et a aidé plusieurs d’entre nous à arriver au bout.porteurthe

Ketam au galop!

Ketum au galop!

Le soir, les porteurs apportent nos grands sacs devant ou dans nos chambres, pendant que les guides s’assurent que tout est clair, et répondent aux demandes.
Et ils sont encore là pour sortir la flûte et le tambour ( Guy ????) pour faire un petit concert, auquel tous participent en chantant ou dansant. Lors d’une des premières étapes, il y a eu un moment superbe : Ketam est monté sur un gros rocher devant le groupe qui, assis au bord du chemin, attendait les suivants. Il a sorti sa flûte, Man Bahadur est monté lui aussi et a commencé à chanter. Ce passage là était vraiment très bien !
Le dernier soir du trek, avant un dernier concert, un superbe gâteau, qu’ils ont passé un bout de temps à préparer. Quel plaisir !gateau

Surtout, cette bonne humeur constante, ces rires communicatifs, ça vous donne envie d’y aller, de les accompagner en découvrant leur superbe pays. J’ai adoré ! Par exemples les échanges avec Tula, Ketam et Man Bahadur m’ont appris beaucoup, sur les animaux croisés, les coutumes etc. Et il suffit d’un geste pour lancer une série de rires communicatifs.

Le Népal est sûrement le pays du sourire, et même du rire !

Si vous y allez, « Surta na garnousse! » (ne soyez jamais inquiets!)

Migration népalaise

Dans l’aéroport de Katmandou, nous attendons l’embarquement.

Une longue file de jeunes Népalais embarquent sur Emirates, ils partent sur les chantiers dans les pays arabes. Un policier les prend d’ailleurs en charge et les guide dans ce qui représente surement leurs premiers pas dans un aéroport international.migration

Ils tiennent serré sous leur bras ou dans les mains leur dossier de départ, fourni par Mithra Overseas Company, sans doute le « marchand d’esclaves » moderne qui les pilote.

Ils quittent leur pays pour 3 ans minimum, Ashok nous a expliqué qu’ils étaient très nombreux à partir tous les ans, et que cela provoquait une désertification rurale : effectivement, le village authentique que nous avons visité nous a semblé surtout habité par des anciens. C’est assez émouvant, ils ont le visage fermé, certains ne reviendront sans doute pas.

Langtang, déjà tu nous manques…

Samedi 15 novembre

Redescente express vers Syabru Besi (vous avez deviné : Besi, le village d’en bas, Thulo c’est tout là haut), beaucoup de regards admiratifs sur un nouveau paysage très luxuriant, et de regrets sur les sommets enneigés, où l’on repère encore le Karin’s Point (explications à venir)
En bas (1350m) nous attend la ville, ses bruits et son agitation -pas trop quand mêrme- et le  bus « deluxe deluxe deluxe freewifi » qui va nous conduire à Katmandou (on l’espère…). Séance photo pour toute la troupe, l’équipe de « Hidden Shangrila » d’abord, puis tout le monde; ça mitraille…groupefIN91_1
Puis on repart sur cette route charmante et pittoresque : ravins vertigineux, portions arrachées par les pluies, rochers énormes sur la « chaussée », des lacets innombrables : on ne roule pas à gauche, mais au milieu, et aussi à droite, ça ne passe pas sinon… Les coups de volant s’accompagnent de vigoureux coups de klaxon : deux véhicules qui se croisent, ça n’est que rarement possible!.

Il faut juste imaginer le précipice à droite

Il faut juste imaginer le précipice à droite

Une cascade à gauche, le mécano-copilote descend en marche pour indiquer si l’on va toucher ou pas, dans la mare qu’a formée l’eau de la cascade: c’est étonnant,  pas de cris pour avertir le chauffeur, mais un étrange code de petits sifflements et de coups sur la carrosserie.
Quelques villages au bord de la route, des scènes champêtres, de tout petits enclos (vaches, chèvres), de petites parcelles étagées de millet, de maïs, de blé : c’est la moisson pour le riz, on voit des meules de paille devant les maisons, et des familles entières qui battent les gerbes pour recueillir le grain.
Après Trisuli Bazar (joli nom, n’est ce pas, même si cette grosse bourgade très animée, où nous avons déjeuné, n’est pas très zoulie zoulie), on repart vers la plaine, circulation trépidante, camions très colorés, klaxons… musicaux (Momo : « Mais c ‘est dingue, c’est pas possible, ça! ».)

Tout autour, une multitude de parcelles, parfois inondées, où s’activent des groupes de moissonneurs et moissonneuses, autant de tâches de couleurs animées. Tout le monde dans le bus est très attentif, il faut dire que l’état de la route et la conduite « audacieuse », mais assurée du pilote n’incitent pas à la sieste. Beaucoup de briquetteries et de cimenteries aussi, un métier très dur et peu payé, que ne peuvent pourtant refuser les Népalaises ou Népalais.

Zouzou s’est perdue dans le décompte des check-points, verif de papiers que nous n’avons pas, ou que nous ne connaissons pas….

Gosaingkund-Cholang Pati-Thulo Syabru, descendez!

jeudi

Au menu, descente, descente, descente, 7h ou plus sans doute, plus de 2000m de dénivelé, pour retrouver l’hôtel de la paix (Peace Lodge), DJ Bêêê, et surtout Joss qui n’a pu nous suivre hier(sinusite ++ depuis plusieurs jours, Min l’a accompagnée depuis Cholang Pati). Il y a bien eu, tout là haut à Gosaingkund, une proposition d’itinéraire bis pour une équipe de furieux. Toula n’en a cité que 2 (Christian et Alain), et a épargné le plus grand de tous, Guy, on ne sait pourquoi. Menu bis : 2h de plus, portions plus diffiiciles aussi. Les furieux pressentis ont préféré décliner. Un peu de regrets plus tard en voyant ddans l’ap^rès midi, le trajet proposé, plus haut, sur la crête et à flanc de montagne…
De Gosaingkund(4400m) à Cholang Pat(3580m)i, on s’aperçoit beaucoup mieux en descendant de la dégradation  du sol dû au piétinement des trekkeurs et des pèlerins, que la pluie ety le dégel aggravent ensuite.Nous cotoyons un tuyau noir (24/30?), issu d’un captage qui fournit l’eau aux lodges de CP depuis Gosaingkund, ce qui fait pas mal de kilomètres. Une grosse tâche blanche au-dessus du tuyau : la glace de la nuit a autoréparé une fuite, qui reprendra dans la journée sous le soleil.
Première partie de la descente : efficacité remarquable de l’équipe, grande fluidité dans le mouvement, d’après notre président-guide, qui se moque sans doute un peu de nous.
Pas plus de problèmes pour la suite, sinon nos vieux genoux qu grincent un peu, et des petites glissades dans les endroits « glischlich » (glissant en allemand, nouveau dans mon lexique, mais on s’entend presque glisser!). Nous sommes arrivés vers 15h 45 à l’hôtel, Christian a retrouvé sa Joss, qui nous a dit avoir récupéré et apprécié beaucoup ce petit intermède privilégié, choyée par les hôteliers et Min, son guide (voir article à paraître)
Soirée un peu plus calme cette fois au Peace Lodge. Un excellent repas, et pour clore, un délicieux gâteau au chocolat, que Tula a décoré d’un message de l’équipe à notre intention (oeufs longuement et vigoureusement battus en neige par plusieurs d’entre eux, poche à douille en papier réalisée par Tula, autrefois cuisinier). Mais pas de « tshaka poum » par DJ Bêêê. Pourtant l’équipe nous a à nouveau gratifiés d’un concert « san piriri » (le tube!), que certaines (tains) ont accompagné sur la piste.
Les genoux et les cuisses se ressentant de la longue descente, la soirée s’est interrompue relativrement tôt, pendant que Gilles, Guy etTula refaisaient le monde népalais autour d’une pointe de rhum.
C’est la paix que souhaite Tula, et que comprenous nous, nous?

Wrachaunepal à 4500m!

jeudi 13 novembre
Une belle étape, encore, des points de vue superbes sur les sommets enneigés qui se succèdent de tous les côtés. Un petit bout d’Annapurna très loin et très haut, le Manaslu, le Ganesh Himal (il y en a 4 en fait), les sommets du Tibet (on peut voir aussi au loin la route qui y mène, le Langtang Lirung et la chaîne de monts plus modestes vers laquelle nous nous dirigeons. C’est impressionnant!
Un beau stupa en ligne de mire, nous grimpons maintenant dans une zone encore enneigée, les bords du chemin sont toujours glacés à midi. Quelques fleurs qui s’ouvrent.P1070199
Le groupe s’est scindé en deux, et la première équipe qui a suivi le tracé côté nord se retrouve sur un chemin verglacé, et doit remonter sur la pente mi-glace, mi-neige, ce qui provoque quelques difficultés, les guides et porteurs descendant donner un coup de main à Karin.
Au stupa, c’est la limite des 4000m, et l’on continue plus haut, un chemin à flanc de montagne. Il faut grimper encore, et l’on domine maintenant le premier lac, aux couleurs peu engageantes (des algues, la faible profondeur?), mais c’est déjà le second, plus sombre, surmonté d’un rocher. Nous apercevons la ligne d’arrivée, ou ce qui y ressemble : le chemin grimpe, grimpe jusqu’à un passage entre la montagne et un énorme rocher, passage surmonté d’une ligne de drapeaux à prières. Une petite niche contient une représentation de Shiva..  shiva-mur
Quelques centaines de mètres, et nous arrivons à Gosaingkund, le village et le lac, l’un des 108 que les hindouistes disent exister dans ces montagnes (Shiva y serait venu étancher sa soif). Ils y viennent très nombreux en pèlerinage, les maisons de pierre du « village » sont les hébergements pour ces pèlerins.
Nous arrivons à notre lodge. Le temps de poser les sacs, de descendre quelques marches, et, dans un cadre superbe, une station balnéaire au dessus du lac : des tables, un parasol. Plus loin, un temple au bord de l’eau, une multitude de drapeaux à prières, des cloches de toutes tailles, des tridents (symbole de Shiva).

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Nous logeons dans une auberge fort sympathique, tenue par un jeune couple. Le petit bonhomme de la maison est adorable et doit figurer dans les albums photo de la plupart des voyageurs! Un chouette (et chaud..) accueil autour du poele, une vraie ambiance refuge.wrachA4500

Nous sommes à 4500m, il fait très froid dehors, mais on se sent bien dans ce lodge. Et mieux encore, après la bière (ou pastis que Guy a apporté!) de fin d’après-midi, un excellent dhal bat. C’est le plat national, souvent une soupe aux lentilles et du riz, mais ici avec légumes, condiments, papadum (galette de farine de lentilles frites). nere râmro! (très bien!).
Le repas se termine par un citron chaud, parfois additionné d’une rasade de rhum pour lutter contre l’altitude, le froid, et aussi donner un petit goût de grog à cette tisane.
Dans les chambres, des sacs de riz ou autres aliments sont stockés sous les lits…

it’s a long way to Cholang Pati

Mercredi 12 novembre
Par Zouzou, Guy, Claude et Alain
Aïe! Aïe Aïe! au menu 1400m de dénivelé, de Thulo Syabru (« village d’en haut » 2300m) à Cholang Pati (3686m).. Et « it’s a long way to Cholang Pati »! Et pas facile de chanter ça en grimpant un chemin rocailleux et très abrupt! Une étape particulièrement difficile pour la plupart du groupe. Beaucoup ont quitté le groupe des « grands » pour rejoindre le groupe des « petits », piloté par Guy, à la grande satisfaction de Monique, Joss et Andrée par exemple.
Pourtant des vues extraordinaires de tous les côtés -le Ganesh Himal, et le Langtang lirung-, une traversée d’une forêt de rhododendrons (plus de 10m de haut). mais c’était dur. La boue crissait sur les cristaux de glace au bord du chemin!
Les derniers mètres ont été difficiles, mais des cris au-dessus ont interrompu cette pénible ascension : nous avons vu surgir les porteurs hilaires, qui chantaient et riaient, et venaient nous apporter une tasse de thé en plein milieu de notre progression : formidable!
Nous sommes arrivés, bien fatigués, sur le plateau bien ensoleillé, et nous avons repris un thé, arrosé de rhum que Guy a acheté dans le lodge.

Un cadre extraordinaire, pas grand monde, mais des chambres sommaires! L’air froid de la montagne n’a aucun mal à passer au travers du plancher, ni des murs, ni du plafond! D’ailleurs nous écrivons ce texte emmitouflés dans nos polaires, vestes, gants de laine et couvertures pour taper sur le clavier, car nous reculons le moment où il va falloir rejoindre la glacière, et pourtant il n’est que 20h 15!

Dur de donner des nouvelles!

Dur de donner des nouvelles!

Demain on grimpe vers le lac de Gosaikund, on pense déjà au retour, après-demain, chez DJ Bêêeê et son confort. Mais peut-être une bonne surprise

Anniversaire de Florence chez DJ Bêêê

mardi 11 novembre
Nous quittons le lodge à 7h 30, pour redescendre vers l’ouest le cours de la Langtang Kola, avant de remonter vers Syabru. Une partie pas très intéressante, car parcours très ombragé, donc peu de vue.
Déjeuner assez tôt à Pairo, au-dessus du torrent, dans une salle sur pilotis , un peu penchée, où trônait un poele sur lequel était posée une  bouteille de gaz surmontée d’un système d’éclairage très élaboré. Et à notre grande surprise, au lmenu un croque-monsieur avec des frites. Pas de jambon dans le croque, mais des légumes : très bon en fait!
La montée en zizags vers un éperon rocheux, une pente soutenue, mais c’était bien!
En haut, un tea-shop, où les filles ont joué à la marchande pour acheter des porte-clés en corne de yack (peut-être), et aussi des écharpes.
Plus loin, un point de vue superbe sur un pont suspendu surplombant une rivière, tellement beau qu’un poorteur s’est arrêté au milieu de ce pont pour prendre un cliché : « ce passage était vraiment bien », et dans nos têtes, surtout celles de Zouzou et Alain ont traîné, tout au long de la montée, des bribes du « baiser volé » de Souchon, « elle est partie dans l’Audi de son mari » etc.

Donc remontée sur Thulo Syabru, des champs en terrasse de tous côtés, du sarrazin, du millet, et même des langues de chat dont ils utilisent les graines. Mais aussi le Ganesh Himal (7200m) à l’horizon. Pas mal… Nous avons traversé le village, puis monté, monté, au milieu d’un tas de lodges proposant wifi, recharges, et everything is available. Enfin le nôtre, sans doute pas plus cher bien que ce soit l’hôtel de la paix (Peace Lodge). Une aubaine, en fait. Un confort assez rare, de l’eau bien chaude, un repas somptueux et raffiné rouleau de printemps, et poulet au curry excellent. Et comme Jacqueline et Florence avait prévu un apéro non moins somptueux, la fête a été belle.anniv-florence03 anniv-florence02
En fin de repas, un gâteau magnifique préparé par nos hôtes, des cadeaux (un bonnet muppet show offert par les guides, un kata de bienvenue-écharpe blanche offerte par le patron- et une étole en laine de yack), quelques chansons. C’est à ce moment que les guides et porteurs se déchaînent, et lancent un concert de musique népalaise. A la technique, DJ Bêêêêê, le patron, qui a apporté sa sono et son instrument de musique (un toungna)!
Tout le monde a dansé, une super ambiance.

De Langtang à Lama Hotel = descente, ouf!

lundi 10 :
Florence nous distribue des masques en papier « de contre la poussière ». Parce qu’ici il ne pleut pas du tout!
Nous passons d’abord visiter la fromagerie-boulangerie de Langtang, un peu à l’écart du village, pour refaire le plein de fromage et de pains. C’est une coopérative, il  y a un « permanent » qui nous fait gentiment visiter la salle où il fait le fromage et celle où trône le four.  On peut s’y restaurer en mangeant des gâteaux.
Puis nous redescendons vers la vallée, en traversant une forêt de conifères (des pins de l’Himalaya) qui surplombent des massifs de rhododendrons. Des branches hautes de ces grands pins pendent des brins d’une sorte de mousse. En bas le torrent, en haut derrière nous les hauts sommets enneigés: on se croirait dans la forêt des Elks de Tolkien. Magnifique!
Nous croisons des porteurs en grand nombre, des ânes chargés de sacs de riz et de pâtes etc., sur des chemins caillouteux et pentus (ce n’est pas peu dire!). Et à un détour du chemin, 5 plaques de contre-plaqué de 5 mm (2,50m x 1,22m pour ceux qui ne bricolent pas). Elles sont assemblées (clouées) et sanglées pour un portage frontal.
Et tous s’étonnent d’avoir réussi à faire l’ascension il y a 2 jours.
Pause de midi dans un coin idyllique, au bord du torrent.
Nous retrouvons un peu plus loin un « himalayage », quelques cabanes où nous pourrons acheter et goûter de « yak curd » (yaourt de Yack). Puis 2 heures pour arriver à l’hôtel : le « village » nommé Lama hôtel est un regroupement de lodges, à environ 2600m??? (entre 2420 et 2840, combien d’étages?), autour du « original Lama hôtel », créé en 1976 par un lama.